Salut les petits,
Mon travail étant sur le terrain, il n’est pas rare pour moi d’arpenter les rues d’un slum.
Dans sa définition, le bidonville bannit toute notion de plan d’urbanisme. Les maisons se sont entassées là dans chaque espace vide créant artères, ruelles, petits passages et surtout cul-de-sac.
En quittant les axes principaux, on se doit de faire confiance à son guide. Dans la plus part des cas, les ruelles sont souvent sombres et étroites. « C’est par là » m’indique l’agent de crédit qui m’accompagne aujourd’hui. Il prend alors à gauche, puis encore à gauche, puis repique sur la droite, laisse passer deux rues et s’enfonce dans la troisième allée.
Bien qu’élever à m’orienter facilement, je perds rapidement tout repère. Je le suis donc d’un pas pressé. « Si je le paume, vas-y pour demander ton chemin alors que tu ne sais pas encore dire ‘J’ai faim’ en Hindi ».
Soudain le ciel se dégage, nous arrivons sur une petite place. Je reprends ma respiration pour me jeter à nouveau dans le labyrinthe.
Quelques minutes après, nous parvenons au seuil de la maison recherchée. La femme a demandé un prêt et nous venons discuter avec elle sur l’utilisation de celui-ci.
Si par hasard, je ne donne plus de nouvelles, il y a de grandes chances pour que je sois encore en recherche de mon chemin ou que je n’ai pas su résister à l’invitation d’un chai.
Portez vous bien,