Bonjour les petits,
Ca y est, la saison commence.
Atteution, je ne parle pas d’abrutis à ballon, je parle de festivals. Si en Inde, on peut être hindou, sikhs, bouddhiste, chrétien ou musulman, on comprend très vite pourquoi toutes les fêtes religieuses ne soient pas fériées. Mais les célébrations demeurent et nous plongent dans une culture bien unique.
La semaine dernière, cela était Dahi Handi, l’anniversaire de Khrishna. Enfant, ce dieu avait une passion pour le butter-milk qu’il volait avec ces amis dans les récipients accrochés en hauteur. Alors depuis ce temps ancien, les indiens lui rendent hommage en reproduisant son astuce. Le jeu est simple, un pot en terre est accroché à plusieurs mètres du sol. Pour amener un enfant à la hauteur du pot, on forme une pyramide humaine. Le gamin casse alors le récipient répandant le liquide sucré sur l’ensemble de l’édifice. La descente se fait sous les jets d’eau. Pouvant aller à plus de dix mètres, ces amas de corps sont très impressionnants.
Le bidonville où j’étais ce jour là était rempli d’une excitation certaine. Partout des groupes d’enfants de tout âge courrait à la recherche d’un pot. Il se regroupait et grimpait ensemble. On les entendait rire, chanter, crier. Sitôt le but atteint (ou après les trois tentatives maximums), ils se dispersaient pour reformer plus loin la pyramide humaine.
A l’extérieur du slum, dans la ville, c’est le terrain des adultes. Ici, le jeu est un concours avec parfois plus de 100 000 de roupies à la clé (12 500€).
« Cela change l’esprit de fête tout cet argent ». Enfin, pour moi, cette ambiance de fête donne à une journée une saveur que je ne suis pas prêt d’oublier.
Du haut de mes deux mètres, je pourrais être bien utile l’année prochaine… enfin, si je monte, je le tairai au vertige de ma très chère mère.
Portez vous bien,