Bonjour les petits,
Et oui, déjà 7 jours que je suis arrivée dans cet étrange pays.
Je vais vous parler peu à peu de tous les détails de cette ville surprenante, de sa mousson, de ses transports archibondés, de ses moustaches… Mais pour l’instant, je voudrais vous faire une brève introduction sur ce que sont mes principaux lieux de travail : les bidonvilles.
Oui, normalement, pour parler de cela, je devrais commencer par :
« Avancé dans ces endroits c’est se rendre compte de sa chance. La chance d’avoir été élevé dans les beaux quartiers parisiens par une famille unie et riche, la chance d’avoir un niveau social et d’éducation me permettant de pouvoir défendre mes idées, la chance de pouvoir voyager, la chance d’être ce que je suis… »
Mais bon, je ne le ferais pas préférant vous décrire mes premières impressions sur les lieux que j’ai arpentés toute la semaine.
D’abord, j’ai commencé par le pire, le cliché du slum dans toute sa splendeur : de part et d’autre de vagues allées (mélange de boue, de débris de bétons, de brique et surtout de plastique) se succèdent de minuscules maisons. Leurs murs en tôle ondulées qui retiennent la bâche bleue qui sert de toit délimitent un espace restreint où vit une famille. « Oui, ça, c’est du bidonville, du vrai »
Mais dès le lendemain, en changeant de quartiers, j’ai compris toute la diversité de ces zones pour les plus démunis. Elles sont petites ou larges, légales ou menacées de démolitions, en béton ou faites de bric et de broc, organisées ou d’anarchie impressionnante, très sales ou extremement sales...
Il y vit là hindous, musulmans, bouddhistes et sikhs, des familles entières venu du Nord, de l’Est, du Sud ou Mumbayiens depuis des générations. Leurs activités sont multiples : rickshaw driver, couturier, restaurateur, livreur, employé d’usine, guide touristique…
… Je crois qu’en fait, il me sera difficile de faire le portrait du slum. Mais ne vous inquiétez pas : ce ne sera certainement pas mon dernier article sur ce sujet.
Prenez soin de vous